Clôture de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat : En apothéose

21 novembre 2017 9 h 02 min0 commentsViews: 95

Développer et promouvoir un entreprenariat innovant et durable : c’est le thème de l’atelier de formation qui s’est déroulé dimanche dernier au siège du centre de e-learning de SOS-Village d’enfants à Balbala. 

Les jeunes élèves du centre de e-learning étaient toutes ouïes dimanche dernier devant les experts du Centre Technologique et d’Innovation pour le Développement (CTID). Des intervenants issus du monde académique ou des affaires, mais aussi de fins observateurs de la place économique et sociale tous venus discourir sur les vertus de l’entreprenariat et ses rendements en guise de clôture de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat célébrée à Djibouti comme partout dans le monde.

Et quoi de mieux qu’un petit film sur des « success story » mondiales de jeunes entrepreneurs, partis de rien et devenus aujourd’hui riches en milliards d’euros. C’est le sens du message du film « We love entrepreneurs » où de jeunes promoteurs de start-up partagent leurs expériences et racontent leurs parcours à succès. La mise en bouche était réussie et a ouvert l’appétit du jeune public et de l’assistance en général.

Moment propice que le directeur national de l’ONG Sos-Village d’enfants, Omar Dileita Mohamed, a choisi pour aiguiser encore plus la curiosité des jeunes élèves du Centre de E-Learning de Sos-Village d’enfants de Balbala. « Sos-Village d’enfants collabore avec le CTID pour susciter des vocations et ouvrir l’esprit de ses pensionnaires à l’entreprenariat », déclarait Omar Dileita avant d’ajouter que « le Centre technologique et d’innovation pour le développement est la structure idoine pour semer chez les jeunes les graines de conviction, de courage, d’abnégation et apporter l’expertise et les outils nécessaires pour se lancer en toute confiance dans l’entreprenariat. » Puis le directeur du CTID, Samatar Abdi Osman, a présenté sa structure comme étant une organisation à but non lucratif créée en mars 2017 qui offre un accompagnement aux porteurs de projets œuvrant dans les domaines des TIC, des énergies renouvelables, de l’agro-business, de l’environnement, et des services. Elle travaille, a-t-il dit, au développement d’un entreprenariat innovant et durable en favorisant la création d’entreprise à forte proposition de valeur et en structurant l’écosystème entrepreneurial à Djibouti.

Plus généralement, la CTID est membre de nombreux réseaux comme AfricInnov, Sahel Innov, Afrilabs et Incub’OI, et plusieurs réseaux d’incubateurs panafricains. L’entreprenariat comme un vecteur de développement inclusif et durable à Djibouti. C’est le thème de l’intervention d’une figure de l’emploi et de l’entreprenariat à  Djibouti, en l’occurrence, Ali Mohamed Kamil, ancien directeur de l’ANEFIP et observateur avisé de la place socioéconomique de Djibouti. Celui-ci a posé comme postulat le principe d’un lien intrinsèque et évident entre l’entreprenariat et le développement d’un pays. Car, a-t-il développé, «l’initiative privée renforce le secteur privé et crée la richesse et la valeur ajoutée ce qui tire la locomotive du développement économique et crée l’emploi ». Il a cité de nombreux exemples internationaux comme les constructeurs automobiles  Henry Ford ou Honda qui étaient de simples ouvriers au sein d’autres usines avant de se lancer dans leurs propres affaires.

Ces hommes ont eu un courage et une conviction hors-normes pour affronter tous les obstacles, les adversités et les entraves.  L’exemple plus récent du créateur indien  des fameuses Mototaxi Bajaj qui ont pignon sur rue en inde et partout en Afrique de l’Est aujourd’hui. Les différents types d’entrepreneurs, les principes et les valeurs inhérentes à l’entreprenariat et d’autres concepts liés ont fait le lit des dernières interventions assurées par les experts du CTID. Il a aussi été question de créativité, d’autonomie, de leadership et de responsabilités dans le processus de création et de développement de start-up et de petites entreprises et industries. Par ailleurs, cet atelier a été aussi l’occasion de déconstruire la fable qui voudrait faire croire à la réussite de tout projet entrepreneurial.

Or chacun sait que les échecs font partie intégrante de la vie de tout entrepreneur. Les participants ont montré beaucoup d’intérêt et ont soulevé de nombreuses questions. Deux jeunes entrepreneurs ont également pimenté les échanges en rapportant leurs expériences personnelles et notamment leurs phases d’échecs. La session de formation et surtout les échanges qui s’en sont suivis ont finalement permis de démystifier et rapprocher l’entreprenariat des jeunes participants. Et le début d’engouement était perceptible et s’est fait même ressentir à travers les questions et les interventions du public qui a pris rendez-vous avec les responsables du CTID pour d’autres rencontres pour aller encore plus dans le concret.

MAS 

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