Atelier d’achèvement du PROMES-GDT : Un projet qui a changé la vie de milliers de personnes

23 mars 2015 10 h 05 min0 commentsViews: 187

Jeudi dernier, l’Unité de gestion des projets, du ministère de l’Agriculture, en charge de la mise en œuvre du programme de mobilisation des eaux de surface et de gestion durable des terres, organisait au Tamarin, un établissement situé au sud de la capitale, un atelier d’achèvement de ce grand projet. Les représentants des bailleurs et les membres des comtés de pilotage locaux ont participé à cette réunion au cours de laquelle les nombreux ouvrages réalisés dans le cadre de ce projet et leurs impacts sur la vie des gens ont été longuement évoqués.

Le programme de mobilisation des eaux de surface-gestion durable des terres, aura été l’un des projets-phares de ces dernières années en matière de lutte contre la soif.  Ce projet, né de la volonté du président Guelleh de trouver le moyen d’améliorer la vie des populations rurales en proie au manque d’eau et donc, à la pauvreté, a démarré en 2009.

Le ministère de l’Agriculture en a confié la mise en œuvre à son Unité de gestion des projets. Et c’est l’ingénieur Baragoïta Saïd, conseiller du ministre, qui a été désigné comme coordinateur de l’UGP.

Jeudi dernier à l’heure du bilan, M. Hamadou Mohamed Aramis, conseiller en développement rural, qui assure l’intérim du coordinateur, a présenté les grandes lignes du projet, les ouvrages réalisés et les impacts du PROMES sur les conditions de vie des populations bénéficiaires.

Le PROMES étant arrivé à son terme, l’UGP a en effet organisé ce matin-là au Tamarin un atelier d’achèvement de ce vaste projet en présence des représentants des bailleurs, c’est-à-dire le FIDA, le PAM, le PNUD, la FAO, etc., qui font partie du comité de pilotage national du projet.

Les membres des comités de pilotage locaux étaient également présents. Les CPL, composés des représentants des populations bénéficiaires, sont les mieux à même de témoigner des impacts de ce projet sur leurs conditions d’existence.

Jeudi dernier dans son mot d’ouverture des travaux, Aramis est revenu sur les principales étapes de ce projet, sur les succès du projet, sur ses impacts sur la vie des gens. « Au cours des six dernières années, malgré les difficultés d’étapes et les aléas de circonstance, nous n’avons jamais douté, nous ne nous sommes jamais découragés et jamais résignés.

Le mérite en revient avant tout au coordinateur du projet, Monsieur Baragoita qui a su mettre son expérience professionnelle mais aussi son sens de gestion des hommes au service du programme. M. Baragoita n’est pas présent parmi nous aujourd’hui pour des raisons privées mais au moment où ce programme qu’il a, avec passion, mené à son aboutissement, vient de se conclure, nous ne pouvions ne pas  évoquer sa contribution à ce succès », a-t-il dit.

Travailleur infatigable et grand connaisseur du terrain, M. Baragoïta n’a vécu que pour ce projet au cours des six dernières années. Il a réussi le miracle de placer le projet au cœur de la vie des populations bénéficiaires.

Leur implication est devenue au fil des semaines, des mois et des années, naturelle et irréversible. Les bénéficiaires se sont approprié le projet, ils ont participé à chacune de ses étapes et le succès a pu ainsi être garanti.

La représentante du FIDA, Mme Annabelle L’Homme, directrice du programme pays, a salué l’efficacité de l’équipe de l’UGP et s’est réjouie de l’implication des communautés locales. Elle a rappelé que la plupart des jeunes formés dans le cadre de ce projet travaillent aujourd’hui sur le chantier de la route Tadjourah-Balho.

En effet, ce projet n’a pas seulement consisté à construire des retenues d’eau, des citernes enterrées et à aménager des mini-barrages, il comportait aussi un volet formation qui a permis à des jeunes sans qualification d’acquérir des connaissances nouvelles en maçonnerie, foresterie, menuiserie, maraîchage, etc., qui leur permettent aujourd’hui de gagner leur vie de multiples façons.

La République de Djibouti qui fait partie des pays où les effets des changements climatiques sont le plus durement ressentis, n’entend pas baisser les bras et laisser ses populations subir les effets de la sécheresse et du stress hydrique. Le PROMES était l’une des réponses à cette problématique. Ses impacts sont remarquables. Les bénéficiaires souhaitent que le programme ait une phase II afin que le plus grand nombre de ménages ruraux puisse en bénéficier.

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