Le point avec…Souad Souleiman Ahmed Directrice de l’Hydraulique Rurale au MAEPE/RH

9 août 2017 8 h 47 min0 commentsViews: 49

« Un transfert de responsabilités et de compétences vers les usagers est nécessaire »

Comme vous le savez, la lutte contre le soif est une priorité majeure de la feuille de route du gouvernement depuis l’indépendance. Jusqu’à présent la réalisation, l’exposition, la gestion et la maintenance de l’ensemble des infrastructures d’accès à l’eau potable sont à la charge de l’Etat par le biais de la Direction de l’Hydraulique Rurale du Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, de l’Elevage et de la Pêche, des Ressources Halieutiques. Cet effort, au niveau des décideurs politiques, est accompagné par des réformes institutionnelles garantissant la mise en place de structures décentralisées ainsi que la création récente d’un Ministère délégué à la décentralisation qui est un atout pour renforcer toutes les systèmes des reformes institutionnelles délégués déjà mise en place dans les régions de l’intérieur. De la sorte, les conseils régionaux, les préfectures et la communauté de base, assumeront des responsabilités accrues pour accompagner les efforts du gouvernement, notamment en ce qui concerne la gestion rationnelle et la pérennisation des infrastructures hydrauliques d’eau en milieu rural. Sans cet effort conjoint de l’ensemble de ces acteurs, toute initiative est vouée à l’échec dans ce domaine. Comme vous le savez, la direction de l’hydraulique rurale (DHR) du Ministère de l’Agriculture est mandatée pour la définition des politiques nationales en matière d’eau et d’assainissement et est responsable aussi de la mise en œuvre du programme national d’accès à l’eau potable et l’assainissement en milieu rural (PNEAPA) à l’horizon en 2035. Ce programme a été validé en 2015. La gestion des infrastructures de surface d’accès à l’eau n’incombe plus à la responsabilité de la DHR. Mais c’est l’attribution des communautés qui doivent être perçues comme des consommateurs, des clients et des administrateurs éclairés, aptes à choisir le type de services qu’elles sont en mesure de fournir et non comme des bénéficiaires passifs dans l’assistanat totale. Les équipements des installations de pompage nécessitent l’entretien, des protections et souvent un approvisionnement en carburant.

Les collectivités locales et les conseils régionaux, doivent s’impliquer dans la gestion des infrastructures de leurs régions pour assurer le fonctionnement et la pérennité des ouvrages. Un transfert de responsabilité et de compétences vers les usagers est nécessaire. Dans ce cadre précis, mon département a pris l’initiative d’élaborer un document cadre de stratégie sur la gestion participative des points d’eau en milieu rural avec l’appui financier de l’USAID par le biais de l’UNICEF. La consultation a démarré au mois de mars 2017. Un premier atelier de restitution du rapport d’état des lieux des ouvrages et de la situation du gestion participative des points d’eau a eu lieu le 24 mai 2017 à l’hôtel «Les Acacias » au cours duquel tous  les acteurs impliqués ont été invités à apporter leurs contributions lors de l’élaboration des principaux  axes de la stratégie  à mettre en place. Je voudrais remercier l’USAID pour son soutien financier à l’élaboration de cette stratégie à travers l’UNICEF qui est un partenaire privilégie de mon département dans le cadre de la lutte contre la soif ainsi que les autres partenaires au développement locaux et internationaux qui interviennent aussi dans le domaine de l’eau en République de Djibouti.

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