Accès durable à l’eau potable – Des communautés rurales mieux responsabilisées

9 août 2017 8 h 58 min0 commentsViews: 19

La direction de l’hydraulique rurale du Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, de l’Elevage, de la Pêche, chargé des Ressources Halieutiques, a procédé hier, au Sheraton, à la validation de la stratégie nationale de gestion participative des points d’eau potable en milieu rural avec l’appui de ses partenaires au développement dont l’USAID et l’UNICEF. Cette stratégie vise à offrir un cadre formel et harmonisé, impliquant les communautés en vue d’une utilisation rationnelle et durable des infrastructures d’eau en milieu rural. La directrice de l’hydraulique rurale, Souad Souleiman Ahmed, l’a rappelé en des termes limpides. « L’accès à l’eau potable est un droit universellement reconnu pour tous, qu’ils soient en milieu rural ou urbain. Le Gouvernement a pris l’engagement de la réalisation de ce droit en inscrivant dans ses priorités la lutte contre la soif. Toutefois, ce droit en inscrivant dans ses priorités la lutte contre la soif. Toutefois, ce droit est non seulement remis en cause par les effets du changement climatique, mais aussi par les défis liés à la gestion des points d’eau, augmentant ainsi les coûts liés à la fourniture d’eau. Compte tenu des limites des ressources en eau, de leur rareté et de leur coût d’exploitation, nous avons tous le devoir de préserver ces ressources et de protéger les ouvrages d’eau. Cette stratégie ne manquera pas d’accélérer les efforts pour un accès continu à de l’eau sûre, améliorée et abordable aux usagers, y compris aux groupes vulnérables et aux plus défavorisés », a-t-elle souligné en substance dans son discours d’ouverture de l’atelier de validation de cette stratégie. Laquelle s’articule ainsi autour de divers axes.

Citons l’amélioration de la gouvernance des ouvrages hydrauliques, en redirigeant les comités de gestion vers des associations des usagers de l’eau, la mise en place d’un service payant de l’eau pour contribuer aux coûts liés à l’entretien et à la maintenance des systèmes d’approvisionnement en eau potable avec pompage, l’offre des services efficaces de proximité dans la maintenance et la réparation des ouvrages d’eau en faisant appel au partenariat avec des prestataires privés ou des artisans locaux. Tant mieux dans la mesure où plus de 4 personnes sur 5 se partagent le même point d’eau dans les zones rurales. Par conséquent, il est important que les communautés elles-mêmes prennent part au processus de gouvernance des installations d’eau. L’avis est partagé par la représentante adjointe de l’UNICEF à Djibouti, Alexandra Illmer. « Les usagers de l’eau assumeront désormais des responsabilités plus larges par rapport à la bonne gouvernance des ouvrages d’eau dont ils bénéficient, et sont relevés au rang d’acteurs pour leur propre développement, avec l’appui des responsables régionaux et nationaux », a-t-elle affirmé devant l’assistance réunie hier au Sheraton. Concernant les rôles et responsabilités des différents acteurs, y compris des usagers, ils sont clairement définis dans cette stratégie. Le processus de mise en œuvre sera par ailleurs accompagné par un important effort de communication et de mobilisation sociale pour s’assurer de l’effectivité de la gestion participative des points d’eau à Djibouti.

Djibouti compte parmi les pays ayant atteint les objectifs du Millénaire pour le Développement en termes d’accès à l’eau potable. Toutefois, des écarts sont notés en termes d’accès entre milieu urbain (97%) et zones rurales (65%) selon le Programme Conjoint de Suivi Global (JMP). L’USAID et l’UNICEF accompagnent le Gouvernement et ses partenaires pour combler cet écart.

A titre d’illustration, grâce au financement de l’USAID au travers de l’UNICEF, plus de 12.000 personnes des milieux ruraux devront retrouver l’accès à l’eau potable d’ici mars 2018 suite à la réhabilitation des puits, des réservoirs et des réseaux de distribution d’eau. L’accès à l’eau potable de ces personnes est mis à l’épreuve à cause de l’usure des installations. Plus de 1. 860 autres personnes auront par ailleurs gagné l’accès à l’eau potable grâce à l’extension des réseaux de distribution de l’eau.

Avec la validation de cette stratégie, la direction de l’hydraulique rurale attend des usagers de l’eau plus de responsabilités pour contribuer à la gouvernance et à la prise en charge des coûts d’entretien et de maintenance des points d’eau. Il s’agit de garantir par ce biais un accès durable à des installations d’eau potable pérennes en milieu rural. « Les responsables nationaux et régionaux avec l’appui des partenaires du secteur eau et assainissement assureront l’accompagnement des communautés pour réussir cette transition », a conclu Souad Souleiman Ahmed.

Sadik Ahmed  

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