33ème assemblée extraordinaire des chefs d’Etats et de gouvernements de l’IGAD : L’espoir d’une paix durable dans toute la région

16 septembre 2018 7 h 50 min0 commentsViews: 58

Reportage: FIA / Photos: Ibrahim Mohamed

A l’instar de ses pairs de la région de l’IGAD, le chef de l’Etat djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh, a paraphé à Addis Abeba l’accord de paix au Sud Soudan.

33ème assemblée extraordinaire des chefs d’Etats et de gouvernements de l’IGAD (2)

Le 33e sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’IGAD (l’Autorité intergouvernementale pour le développement, dont le siège est à Djibouti, s’est achevé mercredi dernier à Addis Abeba sur un événement majeur qui augure une  nouvelle ère de paix durable dans toute la région de la Corne d’Afrique : la signature de l’accord de paix par les parties protagonistes du Soudan du Sud, paraphé également, en témoignage, par les chefs d’Etat et de gouvernements ayant pris part à ces assises dont le président de la République, Ismaïl Omar Guelleh, qui fait partie des acteurs de la paix dans la sous-région.

En effet, grâce au leadership de l’IGAD, le processus de réconciliation et de pacification au Soudan du Sud a pu aboutir sur la signature de cet accord qui comporte des clauses complémentaires à l’accord général d’intention de paix paraphé le 5 août 2018 à Khartoum par les protagonistes sud soudanais. Des clauses qui portent notamment sur les modalités de partage du pouvoir et les dispositions à prévoir en vue de doter le Soudan du Sud d’une force armée inclusive et représentative de l’ensemble des composantes ethniques de ce pays.

Outre cet important dossier, les dirigeants des pays de l’IGAD ont eu a délibérer, à huis clos, sur la 65ème session extraordinaire au sommet des chefs d’Etat et de gouvernements de l’IGAD qui s’est tenue le même jour dans la matinée  dans la capitale éthiopienne et qui a regroupé les chefs de la diplomatie des pays de la sous-région.

Cette 65ème session extraordinaire, à laquelle a participé notre ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mahmoud Ali Youssouf, a notamment porté, outre la délibération du statut final de l’accord de résolution du conflit au Sud Soudan, sur le retour de l’Erythrée au sein de l’IGAD.

La normalisation des relations entre la République de Djibouti et l’Erythrée et entre l’Erythrée et la république du Soudan ont également été évoquées au cours de ces assises.

FIA

 

« Que cet accord soit une réalité sur le terrain… »

Ismaïl Omar Guelleh,  président de la République de Djibouti

Ismaïl Omar Guelleh, président de la République de Djibouti

 

« Nous souhaitons que cet accord soit réalisé sur le terrain et que ses clauses soient respectées et concrétisées. Cela dépendra des parties prenantes sud soudanaises. Nous, de notre côté, avons paraphé cet accord. Nous en sommes témoins et serons à leurs côtés pour que la paix soit une réalité au Soudan du Sud».

 

« Nous nous félicitons des perspectives de paix qui s’annoncent dans la région… »

Mahboub Maalin, secrétaire exécutif de l’IGAD

Mahboub Maalin, secrétaire exécutif de l’IGAD

 

« Il s’agit de mettre fin définitivement à un conflit meurtrier qui a duré plusieurs années. C’est en effet le dernier accord qui a été signé aujourd’hui entre les belligérants sud soudanais. L’initiative tend aussi à la paix dans la région en général. Nous pensons par exemple à la paix entre Djibouti et l’Erythrée et entre le Soudan et l’Erythrée. Nous nous félicitons en effet des perspectives de paix qui s’annoncent dans la région. Au niveau de l’IGAD, notre but est d’aller vers la paix dans toute la région. Cela a commencé par l’Ethiopie et l’Erythrée, ça s’est poursuivi au Sud Soudan et se terminera entre les autres pays de la région».

 

« Notre pays a joué un rôle louable dans ce processus de paix… »

Ismaïl Waïs Ibrahim, envoyé spécial de l’IGAD au Sud Soudan

Ismaïl Waïs Ibrahim, envoyé spécial de l’IGAD au Sud Soudan

« Plus d’une année, j’ai travaillé sur la question de la paix au Soudan du Sud. C’est la nation la plus jeune d’Afrique et c’est aussi le pays le plus riche en ressources naturelles. Cependant, peu de temps après l’acquisition de la souveraineté de leur pays, les Sud Soudanais sont entrés en conflit et la guerre a éclaté. En 2015, sous la houlette de l’IGAD, un accord de paix  été signé afin que soit reconstruit le Sud Soudan. Malheureusement, cet accord n’a pas abouti et le conflit meurtrier a repris. Jusqu’en 2017, quand les chefs d’Etat et de gouvernements de l’IGAD ont appelé à la cessation du conflit et à la reprise des négociations entre les belligérants. Les dirigeants de l’IGAD se sont entendus à ce que l’accord de paix au Sud Soudan soit revitalisé, modifié et négocié. C’est sur cette question que nous nous sommes penchés depuis juin 2017 à aujourd’hui. Une année après, en juin 2018, après bien des difficultés, les dirigeants de l’IGAD ont compris que le président soudanais, Omar Hassan Al-Béchir, avait un rôle à jouer dans ce processus. Depuis, cela a bien marché. Nous avons entrepris des négociations à Khartoum et nous avons abouti sur la signature aujourd’hui de l’accord de paix à Addis Abeba. Ceci est une fierté pour nous Djiboutiens, car notre pays a joué un rôle louable dans ce processus de paix puisque j’ai été le médiateur de l’IGAD chargé des négociations. En vérité, notre Président a pris une part importante dans ce processus de paix car il a demandé à ce que la médiation soit confiée à Djibouti. C’est ainsi que l’IGAD lui a demandé de nommer quelqu’un pour cela. Notre Président fut le premier que j’ai félicité lors de mon discours prononcé au micro de la tribune officielle de ce 33e sommet extraordinaire de l’IGAD à Addis Abeba».

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